Journaliste de formation, Ludivine Garnaud est rédactrice en chef des événements de L’Agefi, premier média financier français. À la tête de la coordination éditoriale des conférences et des Cercles de L’Agefi, elle veille à la cohérence journalistique des programmes et à leur ancrage dans l’actualité des métiers de la finance. Elle revient ici sur l’ambition des Cercles, leur rôle dans l’écosystème financier et les raisons du lancement d’une édition à Monaco.
C’est aujourd’hui le premier média financier français. Nous sommes une centaine de collaborateurs, dont plus de 50 journalistes, ce qui constitue une rédaction importante. C’est un média qui a plus d’un siècle d’existence et qui n’a cessé de se renouveler.La montée en puissance des événements s’inscrit dans une évolution plus large des médias, qui sont désormais des animateurs de communautés et pas seulement des producteurs et diffuseurs de contenu papier. L’Agefi propose évidemment un site d’information structuré par chaînes correspondant aux différents métiers de la finance : gestion de fortune, asset management, direction financière d’entreprise, investisseurs institutionnels, banque, private equity, mais aussi tech et crypto.Nous produisons du contenu quotidien sous différents formats : articles en ligne, papier, vidéos, podcasts, et désormais des versions audio des articles. L’objectif est d’éclairer les transformations liées à l’actualité géopolitique, économique et financière, aux évolutions des marchés, mais aussi aux mutations structurelles liées aux technologies et à l’intégration des enjeux ESG notamment.
Les événements font pleinement partie de la rédaction. Nous avons l’habitude de dire que nos événements sont des médias. Ils participent à la production d’information, simplement sous une autre forme.Mon rôle consiste à coordonner, avec mon équipe, toute la réalisation éditoriale des événements : travailler avec les journalistes des différentes expertises, faire remonter les sujets importants en fonction de l’actualité, identifier les bons intervenants, et construire des programmes cohérents. Nous conservons bien entendu une approche journalistique. Les participants partagent leur expérience et leur expertise afin d’éclairer l’environnement dans lequel ils évoluent.
Les deux à la fois. Grâce aux témoignages des différents professionnels qui gravitent dans chaque métier, nous décryptons leurs problématiques et leurs évolutions. En conséquence, nous contribuons à mieux baliser le chemin pour leur développement mais aussi à permettre à chacun d’avoir une vue plus juste de son positionnement.Les événements participent à ce travail d’analyse. Ils permettent aussi aux journalistes animateurs de faire émerger de nouveaux sujets qui nourriront ensuite la production éditoriale.
Plusieurs raisons expliquent ce choix. D’abord, Monaco est une place financière puissante, qui ne cesse de se réinventer. Elle est fortement concurrencée par d’autres places, mais nous avons constaté une grande fidélité des professionnels et de leurs clients à cet écosystème.Nous avons également recueilli des témoignages de personnalités locales exprimant une volonté d’innovation et de renforcement de cette dynamique. Nous avions envie de comprendre ces mécanismes et les acteurs qui y participent.Par ailleurs, plusieurs lecteurs et partenaires nous disaient depuis longtemps que beaucoup d’événements se tenaient à Paris, alors qu’il se passait aussi des choses à Monaco. Ce projet était à l’étude depuis plus de deux ans : nous avons pris le temps nécessaire pour proposer un programme le plus qualitatif possible.
Nous savons que les professionnels ont des agendas chargés. Si nous leur proposons de se déplacer, c’est pour leur apporter un véritable éclairage.La force des Cercles repose d’abord sur l’analyse. Les thématiques sont définies avec la rédaction, au cœur des sujets qui concernent directement les participants. En une matinée, ils peuvent mieux comprendre leur environnement dans une période particulièrement complexe.Ils apprécient aussi les témoignages de leurs pairs : voir comment d’autres professionnels font face aux mêmes situations, quelles sont leurs convictions et leurs choix.Enfin, les Cercles permettent un networking ciblé et qualifié, dans un format volontairement resserré autour d’une centaine de participants.
Les trois dimensions existent.Il peut y avoir une dimension d’influence, notamment parce que les intervenants ont une vision stratégique et peuvent inspirer d’autres professionnels. La dimension de conviction est très forte : les échanges permettent de confronter des analyses et des positions.Quant à la dimension de décision, elle peut découler de la conviction. Après avoir entendu des pairs argumenter sur des opportunités ou des risques, certains participants peuvent ajuster leur stratégie d’investissement ou leurs orientations.
Nous distinguons les sujets métiers et les sujets d’investissement.Sur les sujets métiers, liés par exemple à la transformation du wealth management, nous faisons intervenir des dirigeants de banque privée ou des profils ayant une vision stratégique.Sur les sujets d’investissement, nous invitons plutôt des CIO ou des responsables de l’allocation d’actifs directement en charge des décisions d’investissement.La rédaction dispose d’un réseau important de contacts et mène un travail de veille permanent. Nous nous adressons à nos lecteurs, réels ou potentiels : nous cherchons donc à bien les identifier et à bien les connaître.
Nos formats sont courts : les tables rondes durent 30 minutes. Cela permet d’aller rapidement sur des points précis, avec un niveau d’analyse élevé. Sur une matinée, nous couvrons ainsi la plupart des sujets d’actualité.Les participants viennent chercher un éclairage rapide et dense sur leur environnement, des témoignages de pairs, et la possibilité d’élargir leur réseau dans un cadre qualifié.Ils sont également sensibles à la force de la marque L’Agefi et à la neutralité journalistique de l’événement. Notre objectif est de favoriser des échanges approfondis.L’accès est gratuit pour les investisseurs professionnels, ce qui contribue à la liberté de ton et au franc-parler. Cela permet aussi d’aborder des sujets sensibles, comme certaines réglementations ou des évolutions nécessaires des marchés, dans un esprit pédagogique et ouvert.