Le 12 mai dernier, le Citywealth Forum réunissait à Londres près d’une centaine de professionnels de haut niveau pour une journée de panels et de networking dédiée à la gestion de patrimoine UHNW. Un événement résolument corporate, auquel a participé Magali Jacquet-Lagrèze, Directrice de la Communication de CFM Indosuez Wealth Management. Elle représentait l’AMAF – Commission pour la Promotion de la Place, lors d’un panel réunissant des représentants de Hong Kong, la Barbade et Monaco.
Le forum réunissait près d’une centaine de participants — un chiffre qui reflète bien la nature sélective et ciblée de l’événement. Nous étions dans un contexte purement corporate, B2B. Les personnes présentes étaient des professionnels de la banque privée, de la gestion d’actifs, du family office, du droit et de l’intermédiation financière —dont le métier est de conseiller des UHNWI, dans leurs décisions patrimoniales et de prise de résidence. Les échanges ont été substantiels, les intervenants solides dans leurs domaines.
Le modérateur — un banquier spécialisé dans les risques complexes — a donné la parole à Monaco en premier, ce qui était déjà un signal positif. J’ai pu présenter les atouts de la Principauté : sa stabilité politique et fiscale, son niveau d’expertise financière, sa qualité de vie, sa proximité avec les grandes capitales européennes, et son positionnement croissant sur la finance responsable. Ce dernier point a d’ailleurs été particulièrement relevé par le public — la légitimité de Monaco sur ce sujet a été soulignée, et c’est un axe de différenciation qui résonne de plus en plus auprès des professionnels du secteur. Les échanges avec les autres Places représentées ont confirmé que Monaco occupe une position singulière : une combinaison unique de sécurité, d’expertise et de cadre de vie, à deux heures de Londres.
La question la plus récurrente portait sur les impacts de la situation au Moyen-Orient sur l’attractivité de Monaco — un vrai signal d’intérêt pour la Principauté comme destination de capitaux en quête de stabilité.
Oui, clairement. Dans un contexte où l’Angleterre vient de traverser des élections avec des changements fiscaux potentiels en perspective, la stabilité politique et fiscale de Monaco est perçue comme un avantage concret. Une autre table ronde de la journée portait précisément sur les évolutions fiscales — et c’est dans ce contexte que Monaco apparaît comme un îlot de prévisibilité. Les professionnels présents, qui conseillent des clients fortunés, ont besoin de savoir que la Place qu’ils recommandent ne va pas changer de politique après chaque résultat électoral. Monaco offre cette garantie. Cet attrait avait bien été identifié par les organisateurs du Forum, qui ont invité l’AMAF pour la première fois cette année.
Face à un public d’intermédiaires dont la clientèle est majoritairement basée au Royaume-Uni, les arguments qui ont résonné le plus fortement sont la proximité géographique — Monaco, c’est deux heures de vol depuis Londres — combinée à une fiscalité avantageuse, un niveau d’expertise financière reconnu, et une qualité de vie méditerranéenne incomparable. Pour des conseillers qui recommandent une destination à leurs clients UHNWI, il faut que la place soit à la fois crédible sur le plan financier, stable politiquement, et désirable au quotidien, avec un très haut niveau de sécurité pour leurs familles. C’est le cas de Monaco. Et ces professionnels le savent : plusieurs m’ont confié pendant le networking qu’ils orientaient déjà certains de leurs clients vers la Principauté.
Le networking constituait un axe central de cette journée, structuré avec soin par les organisateurs qui veillaient eux-mêmes à faciliter les mises en relation entre participants. Un déjeuner permettait de prolonger les échanges, avant que les tables rondes de l’après-midi ne reprennent — suivies d’un dîner. Ce dispositif rythmé témoigne d’une volonté affirmée de créer des conditions d’échange de qualité, bien au-delà du simple cadre d’un événement conférence. Le Citywealth Forum de Londres est organisé chaque année depuis plus de 20 ans —, la régularité et la qualité du rendez-vous en fait un vecteur de présence institutionnelle particulièrement pertinent pour l’AMAF.