À l’occasion de sa première rencontre avec la presse monégasque, Bénédicte Chrétien, Directrice Générale de CFM Indosuez Wealth Management, entourée de Sophie Armando, Directrice Générale Adjointe, Sophie Couve de Murville, Global Head of Advisory, Jad Bardawil et Vincent Cartillier, Co-Heads Wealth Management, a présenté les six axes qui structurent la nouvelle stratégie de la banque monégasque. Une feuille de route qui conjugue puissance d’un grand groupe, expertise locale, transformation managériale et ambition internationale, avec un principe directeur : replacer le client au cœur du modèle.
Premier pilier de cette nouvelle stratégie : faire évoluer l’organisation vers une véritable « architecture de conseil », dont le banquier privé devient le chef d’orchestre. À lui de coordonner des expertises de plus en plus pointues : financement, immobilier, assurance, investissements, ingénierie patrimoniale ou encore transmission.
Cette approche répond à l’évolution des besoins d’une clientèle de plus en plus internationale et multijuridictionnelle, qui recherche à la fois « visibilité, stabilité, proximité » et solutions globales. L’équipe d’ingénierie patrimoniale et d’assurance-vie compte ainsi neuf experts basés à Monaco, mobilisés autour d’une approche à 360 degrés.
Le dispositif commercial s’appuie sur près de 60 banquiers privés, âgés de 45 ans en moyenne, dont 40 % de femmes. Une force de frappe à laquelle s’ajoute l’accès aux 15 géographies d’Indosuez Wealth Management et aux expertises du groupe Crédit Agricole.
CFM Indosuez dispose également de la plus grande salle de marché de Monaco, composée d’une cinquantaine d’experts multilingues, parlant six langues et affichant en moyenne 18 ans d’expérience sur les marchés financiers. Au niveau international, les équipes d’investissement représentent quelque 150 professionnels. La banque met également en avant 25 ans de savoir-faire sur les marchés privés et non cotés, ainsi qu’un dispositif d’exécution permettant un accès aux marchés de 8 heures à 22 heures grâce au relais du Luxembourg. Signe tangible de cette approche : les services de conseil en investissement affichent 95 % de taux de satisfaction.
Cette architecture s’accompagne d’une transformation managériale et d’une volonté de renforcer la proactivité des équipes. L’objectif n’est plus seulement d’exécuter, mais d’identifier des opportunités, de proposer des solutions, d’anticiper les risques et d’apporter davantage de création de valeur aux moments clés de la vie des clients.
Bénédicte Chrétien replace cette évolution dans ce qui constitue, selon elle, le fondement même du métier bancaire : le devoir de loyauté, qui trouve sa traduction dans le devoir de conseil.
À cette exigence s’ajoute un parti pris clairement affirmé : celui de « l’humain augmenté par la technologie ». La technologie et l’intelligence artificielle sont appelées à devenir la norme ; elles permettent d’accroître les capacités d’analyse, d’automatiser certains processus ou encore d’optimiser les portefeuilles. Mais la différenciation se joue ailleurs : dans la capacité du banquier à comprendre le non-dit, l’implicite, le contexte et l’histoire singulière d’une famille.
CFM Indosuez entend ainsi associer puissance technologique et intelligence humaine, au service d’une banque qui compte 400 collaborateurs à Monaco et se présente comme le premier employeur des services financiers de la Principauté.
Cette stratégie repose également sur une évolution profonde de la gouvernance. Le Comité exécutif a été renouvelé à 80 %, mais aussi rajeuni et féminisé. Pour Bénédicte Chrétien, cette diversité de profils, d’expériences et de compétences permet de confronter les regards et constitue en elle-même une qualité de gouvernance.
La diversité est également culturelle. Les équipes de Wealth Management réunissent près d’une vingtaine de nationalités et une douzaine de langues étrangères. Elles accompagnent une clientèle répartie bien au-delà de Monaco, de la Polynésie française à la Nouvelle-Calédonie, de l’Amérique latine au Moyen-Orient, en passant par le Royaume-Uni, l’Europe du Nord, la Suisse ou encore l’Afrique du Sud.
Une dimension internationale qui n’efface pas l’ancrage de la maison : CFM Indosuez revendique au contraire cette double identité, profondément monégasque par son histoire et internationale par ses équipes et ses clients.
Sur 25 banques, CFM Indosuez est la seule banque cotée. Une caractéristique que Bénédicte Chrétien présente comme un véritable avantage compétitif, notamment auprès des grandes familles et des entrepreneurs.
La cotation impose discipline, transparence financière et exigences fortes en matière de gouvernance, avec un Conseil d’administration, une Assemblée générale et la présence d’administrateurs indépendants. Autant d’éléments susceptibles de renforcer la confiance d’une clientèle patrimoniale particulièrement attentive à la solidité de son établissement bancaire.
Cette position nourrit également l’ambition de CFM Indosuez de jouer un rôle de consolidateur sur la Place. L’intégration, en mars 2026, de la clientèle Wealth Management de BNP Paribas Monaco en constitue la dernière illustration. L’opération a également conduit 37 collaborateurs de BNP Paribas à rejoindre la banque. Une intégration que CFM Indosuez veut exemplaire en matière de fluidité, de continuité et de qualité de service.
Avec 104 ans d’existence en Principauté, CFM Indosuez se définit comme la banque des familles et des entrepreneurs. Une ancienneté qui lui permet d’inscrire certaines relations sur plusieurs générations et d’aborder la gestion patrimoniale sur le temps long.
L’ambition, résumée par Vincent Cartillier, est claire : être « la banque de la famille et pas seulement celle d’une génération ». Cela suppose de connaître les clients, mais également leurs enfants, de comprendre les aspirations de la nouvelle génération et d’accompagner les différents moments de la vie patrimoniale, tant privée que professionnelle.
L’international constitue l’autre versant de cette stratégie. La banque souligne notamment la progression de sa clientèle anglo-saxonne, sa présence au Brésil depuis plus de 20 ans, et la forte dynamique observée au Moyen-Orient.
Un chiffre traduit particulièrement la fidélité revendiquée par la banque : son taux de recommandation atteint 50 %, soit, un client sur deux ayant recommandé l’établissement à l’un de ses proches.
Cette trajectoire est également reconnue à l’international : CFM Indosuez Wealth Management a été distinguée pour la 10e année consécutive comme “Best Bank” par le magazine international Global Finance. Au-delà du prix lui-même, c’est cette récurrence qui témoigne de la solidité et de la constance du modèle.
Dernier axe, et sans doute le plus prospectif : faire de CFM Indosuez « la banque du Sens ». La gestion de fortune est confrontée à trois transformations majeures : le Great Wealth Transfer, l’arrivée de la Next Gen et la montée du Women in Wealth, qui modifient progressivement les attentes vis-à-vis de la gestion patrimoniale.
À l’horizon 2030, 30 % de la fortune mondiale devrait changer de mains. 50 % de ce transfert concernerait les États-Unis, 25 % l’Europe et 25 % l’Asie. Dans le même temps, la part de la fortune mondiale détenue par les femmes est passée de 31 % en 2015 à 41 % en 2026.
Ces nouveaux détenteurs de patrimoine ne recherchent plus uniquement sécurité et performance. Ils interrogent davantage l’impact de leurs investissements, leur cohérence avec leurs valeurs et la trace qu’ils laisseront à long terme.
CFM Indosuez décline cette recherche de sens autour de plusieurs engagements. Sur l’économie bleue, la banque rappelle avoir lancé dès 2003 son offre CFM Indosuez Développement Durable et développe depuis plusieurs années des initiatives liées à la préservation des océans, la Blue Economy. Sur les cinq dernières années, celles-ci auraient permis de lever environ 100 millions d’euros et de redistribuer 600 000 euros à différents projets. La banque est également engagée dans l’immobilier durable et revendique une politique ambitieuse et volontariste en matière de labellisation environnementale.
Le troisième terrain est celui de l’éducation et de la culture, avec notamment un partenariat de 27 ans avec les Ballets de Monte-Carlo, ainsi que des engagements auprès du Nouveau Musée National de Monaco, de Pink Ribbon Monaco ou encore d’associations intervenant dans l’éducation et la santé, comme l’AMADE ou Fight Aids.
CFM Indosuez affiche une triple ambition : devenir une banque de référence pour ses clients comme pour ses collaborateurs, tout en confortant son rôle de consolidateur de la place monégasque. Une stratégie qui associe la puissance d’un grand groupe international à la proximité d’une maison centenaire, au service des familles et de la transmission de leur patrimoine.
Photo : @Olivier Remualdo