La Commission des Affaires Sociales, pivot entre emploi, relations au travail et formation

2020 12 09 alexandre rousseau

Alexandre Rousseau, Directeur Général de Société Générale Private Banking à Monaco alors que sévissait la première vague de la pandémie , est également Vice-Président de l’AMAF, chargé de la Commission des Affaires Sociales.

Comment s’articule la Commission des Affaires sociales ?

Elle comprend sept membres de l’AMAF, ainsi qu’un Observatoire Social constitué de onze Directeurs des Ressources Humaines exerçant dans les principaux établissements bancaires de la Place. Trois fois par an, elle rejoint L’Observatoire Social pour traiter de l’ensemble des sujets liés aux problématiques sociales et RH de l’activité financière à Monaco.
A la demande des partenaires sociaux, nous tenons des commissions paritaires avec le Syndicat des Employés, Gradés et Cadres de Banques (SEGCB), sur des sujets communs comme la classification des emplois, ou la définition de la courte durée. A titre consultatif, nous rencontrons régulièrement le Département des Affaires Sociales et de la Santé, la Direction du Travail et la Direction des Affaires juridiques.

Pouvez-vous préciser le rôle de l’Observatoire Social ?

L’Observatoire social a été crée à l’initiative de l’AMAF afin de permettre un échange régulier et fluide sur les pratiques de place concernant l’emploi au sens large : les contrats de travail en Principauté, que ce soient les CDI, CDD, stagiaires ou alternants. Une enquête de rémunération est menée de façon biennale afin d’établir un benchmark de référence selon les métiers. Il permet également un partage des différents points de vue concernant les avantages sociaux directs ou indirects.

Sur quels sujets travaillez-vous ?

Actuellement, sur un projet de modernisation des textes fondateurs sur l’existence des syndicats, pour les adapter à l’évolution du monde du travail et aux conventions internationales ratifiées par la Principauté.
Nous avons par ailleurs signé en novembre dernier avec le Département des Affaires Sociales et de la Santé une Charte pour l’égalité femme/homme au travail.
La Place a participé à l’enquête menée par la Direction du Travail sur le harcèlement et la violence au travail. Sur des sujets plus techniques, nous avons abordé la défiscalisation et désocialisation des heures supplémentaires, ainsi que la dématérialisation des bulletins de paie. La digitalisation concerne l’ensemble de la Place, d’ailleurs très satisfaite du texte de loi sur l’Économie Numérique.

La formation est également abordée ?

Les membres de l’Association sont très impliqués dans la certification bancaire, la formation en alternance, et la formation Master en Finance délivrée par l’International University of Monaco, dont ils ont validé le programme.

La pandémie a-t-elle suscité de nouveaux sujets de réflexion ?

Nous travaillons de façon continue sur l’évolution et la revue de certains articles de la convention collective des banques en engageant un dialogue sur la modernisation de certaines lois, notamment celles sur le télétravail.Nous avions mené, en 2019, une enquête concernant la mise en œuvre du travail à distance, sur le personnel occupant des fonctions support. La pandémie a tout accéléré. Nous travaillons actuellement à donner plus de flexibilité à la règlementation autorisant le travail à distance à Monaco.